Un message pour l’euro (et l’Europe) ? :)

Le 9 mai c’est la fête de l’Europe. Cette année la ville de Strasbourg mettra en place un village européen sur la place Kléber. Les Jeunes Européens Strasbourg seront sur place et organiseront un lâcher de ballons pour 17h.

Sur chaque ballon sera collé un message en faveur de l’Europe. Alors si vous avez par exemple un encouragement ou un remerciement à transmettre, écrivez sur Twitter @JEStrasbourg pour qu’ils l’envoient dans les airs.

Guy Sorman Regard Optimiste sur l'Europe

Conférence sur l’Europe et l’euro à Strasbourg

L’euro est toujours là ! L’Europe également ! Peut-on encore espérer que l’Europe et notre monnaie commune ne soient plus les bouc-émissaires de l’actuelle et grave crise de la dette souveraine ?

Heureusement que certains ne tombent pas dans la facilité, dans le sensationnalisme, dans l’alarmisme. Parmi ces quelques rares personnes il y a Guy Sorman.

Guy Sorman, lui, est optimiste. Ses solutions sont claires. Les Jeunes Européens Strasbourg, association pro-européenne transpartisane, vous invitent à venir l’écouter à 18h le mercredi 4 avril 2012, à Strasbourg. Plus d’informations sur l’événement Facebook et le site des JES. Entrée gratuite, aucune inscription n’est requise.

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Retour vers le futur : 2002

Intéressant article d’août 2002 dans Courrier International : L’immaculée conception de l’euro.

On peut notamment y lire : «des déficits excessifs sont dommageables à l’économie».

Et de conclure avec The Independent : «Le Pacte de stabilité a été vendu aux marchés comme un moyen sûr d’empêcher un ou deux pays de la zone euro de s’écarter d’une certaine orthodoxie financière. C’était, et cela reste, une des principales garanties de la solidité et de la force de la monnaie unique».

Nous y revenons encore : la situation aurait été bien différente si le Traité de Maastricht avait été respecté à la lettre.

L’euro c’est la vie chère !

Comme le disent fort justement les DNA, l’euro a bon dos ! On n’arrête pas d’accuser l’euro d’avoir enchérit le coût de la vie et notamment des biens de consommation courante.

Or il se trouve que l’inflation a été maîtrisée pendant 10 ans (donc depuis sa création) par la BCE. Autour de 2%. L’inflation perçue, elle, est bien plus importante. Perçue, pas réelle.

L’euro est-il responsable de la « flambée des prix » dont on l’accuse ?

L’UFC Que Choisir s’est penchée sur la question dans une enquête accessible aux seuls abonnés : L’euro dix ans après. Enquête résumée par les DNA.

«Mais « ces gains de pouvoir d’achat ont été amputés par des dépenses contraintes de plus en plus lourdes », dont les hausses ne sont pas dues à l’euro, souligne Que Choisir.

Le magazine cite le carburant, dont les cours dépendent de la demande mondiale et des crises géopolitiques»

L’Expansion a également publié un article détaillé sur la question : Hausse des prix : l’euro est-il vraiment coupable ?

Nous retiendrons donc que les prix sont déterminés par une quantité infinie de variable et qu’une monnaie aussi stable que l’euro est un élément négligeable dans la variation de ceux-ci. Lorsqu’une hausse de prix est constatée à l’échelle de la zone euro, c’est généralement le fait d’une crise globale (crise alimentaire, crise pétrolière, etc.). Lorsque la hausse est locale (à l’échelle d’un pays ou d’une ville), on ne peut pas non plus accuser la monnaie unique, mais plutôt les conditions du marché local (règlement local, contrainte naturelle locale, etc.).

L’effet domino ou l’efft pop-corn ?

Olivier Braun explique dans son article intitulé « Eurozone : effet domino ou effet pop-corn » en quoi le risque de contagion des dettes souveraines est infondé. Ce n’est pas parce que la Grèce chute qu’elle entraîne avec elle l’Italie. Si l’Italie chute également, c’est bien parce qu’elle aussi a une dette abyssale.

L’euro étant le bouc-émissaire idéal, c’est naturellement que l’on se tourne vers la BCE pour résoudre le problème.

Qu’on se le dise, ce qui aura menacé l’euro, ce ne fut pas les dettes grecque ou italienne, mais le dévoiement de la politique de la BCE, la remise en question de sa mission (la stabilité des prix) et de son indépendance.

L’union fédérale est souhaitable, mais elle ne résoudra la crise des dettes qu’à partir du moment où elle impose une gestion saine des finances publiques.

L’euro est sauvé… car il n’a jamais été menacé

Guy Sorman s’est penché sur « la crise de l’euro », crise qui n’aura pas lieu selon lui et, surtout, crise qui n’est pas celle de l’euro, contrairement à ce qu’on ne cesse de nous répéter.

Seule Angela Merkel aura eu le courage de nier l’ampleur de cette pseudo crise, et de rappeler aux banques que dès l’instant où elles avaient pauvrement géré leurs crédits, eh bien qu’elles en encaissent les pertes.

 

L’essayiste français salue également les bienfaits de l’indépendance de la BCE dont la mission est la stabilité de notre monnaie unique :

Notre monnaie, rappelons-le, n’est plus gérée par nos gouvernements – par bonheur – mais par une Banque centrale indépendante qui ne s’est jamais laissée influencer par les appels à dévaloriser l’euro ni à verser dans l’inflation pour alléger la dette. En conséquence de cette gestion exemplaire – puisque tout développement économique dépend, à long terme, de la fiabilité de la monnaie – la valeur internationale de l’euro, mesurée en dollar ou en Yen ou en Yuan, a remarquablement peu varié depuis un an.

 

L’auteur explique donc pourquoi certains pays ont eu intérêt à dramatiser la situation et que, finalement, l’euro est bien sauvé car, en réalité, il n’a jamais été menacé.

Valéry Giscard d'Estaing

Valéry Giscard d’Estaing remet les pendules à l’heure

Valéry Giscard d’Estaing estime qu’ »on exagère » la gravité de la crise européenne, c’est le titre d’un article du Monde qui détaille un peu ce que pense l’ancien président français de la situation de l’euro. Extrait :

«Nous avons une monnaie unique. Aujourd’hui qu’est-ce-qu’elle fait ? Elle monte. Elle n’est pas en crise. Donc, dans toute cette affaire, je suis frappé par le fait qu’elle est traitée dans l’agitation et avec un niveau de compétence relativement faible»

Le programme des « Entretiens de Strasbourg/Straßburger Gespräche » (25.-27. Nov. 2011)

VENDREDI 25 novembre 2011

16h-18h : Accueil des participants au Centre Culturel Saint-Thomas, 2 rue Carpe Haute, Strasbourg.

18h30-20h : Conférence inaugurale, à l’ENA, en présence de M. le Président Valéry GISCARD D’ESTAING : « Dix ans avec la monnaie unique, pour quel bilan ? » après une introduction de Franziska BRANTNER (en visioconférence, à confirmer), eurodéputée allemande (Les Verts) et Nawel RAFIC-ELMRINI, adjointe-au-maire (PS) aux Affaires européennes et internationales de la Ville de Strasbourg.

20h-21h : Buffet pour les participants.

SAMEDI 26 novembre 2011

9h-12h : Fonctionnement de trois ateliers parallèles au Centre Culturel Saint-Thomas

10h20-10h40 : Pause café-croissants

12h-14h : Déjeuner au Centre Culturel Saint-Thomas

14h-15h : « L’euro est-il un échec ? » : conférence du Dr. Gerald MANN, économiste.

15h-16h : « L’euro vu d’ailleurs » : Steve BELISLE, économiste canadien et gestionnaire de portefeuilles, et Matthias BIEM, économiste suisse, journaliste au Tagesanzeiger.

16h : Pause Café

16h30-17h30 : Plénière des ateliers

17h30-20h : Marché de Noël & visite de Strasbourg

20h30 : Dîner et soirée festive organisée par les JE-Strasbourg

DIMANCHE 27 novembre 2011

10h-12h : Rallye-photo européen dans les rues de Strasbourg

12h : Départ des participants du Centre Culturel Saint-Thomas

 

Article paru dans "Le Temps", octobre 2011

La crise, l’euro et la Suisse

Article paru dans "Le Temps", octobre 2011

VGE article Anne Fulda FIGARO 17 octobre 2011 1

Valéry Giscard d’Estaing, 30 ans après son départ de l’Elysée

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